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EN CHANGEANT JUSTE CETTE CROYANCE VOUS ALLEZ (PEUT-ÊTRE) CHANGER VOTRE VIE

EN CHANGEANT JUSTE CETTE CROYANCE VOUS ALLEZ  ( PEUT-ÊTRE ) CHANGER VOTRE VIE

INSTITUT DE COACHING INTERNATIONAL·VENDREDI 29 MAI 2020· TEMPS DE LECTURE ESTIMÉ : 10 MINUTES

Nous fonctionnons à partir d’un ensemble de croyances dont nous ne sommes pas conscients la plupart du temps. Ces croyances agissent comme une sorte de sous-couche transparente à travers laquelle nous percevons le monde. Un ensemble de filtres.

Les croyances, que nous en entretenons sur nous-mêmes, sur les autres et sur la vie en général. Elles exercent une influence prépondérante sur nos façons de penser et d’agir et au bout du compte, elles définissent dans une large mesure ce que nous pensons être capables d’accomplir ou non au cours de notre vie.
Tant et si bien que ce que nous croyons vrai, ou bien l’est, ou de toute façon le devient pour nous.
Vous connaissez l’expression qui dit que « Chacun voit midi à sa porte ».

C’est pour ça qu’en matière de changement personnel, l’une des premières choses à faire c’est de s’intéresser à ce qui se passe à ce niveau-là, à commencer par le point suivant :

Est-ce que la croyance selon laquelle vous êtes capable d’apprendre du nouveau et donc d’évoluer, de vous remettre en question fait vraiment partie de votre vision du monde ou pas ? Si, au fond de vous, vous pensez que vous n’êtes pas capable de sortir de votre zone de confort pour apprendre du nouveau et relever des challenges, vous risquez de passer à côté de pas mal de choses et de brider inutilement votre niveau de réussite, surtout dans un monde comme le nôtre, fait de changements constants.

Deux états d’esprit

Carol Dweck est professeure de psychologie et chercheuse à Stanford. Elle s’est consacrée à cette question et a mis en évidence 2 modes de fonctionnement distincts.

2 types de mentalités qui se mettent en place pendant l’enfance et qu’on retrouve plus tard chez les adultes, et qui, par effet cumulatif, vont donner lieu à des trajectoires très différentes.
La première est celle qu’elle appelle l’état d’esprit « fixe » et la seconde, l’état d’esprit « tourné vers la croissance » ( fixed mindset et growth mindset ).
Les tenants de la vision fixe ont défini le périmètre de leur identité et de leurs capacités une fois pour toutes. Ils sont comme ils sont. Il y a ce qu’ils savent faire et ce qu’ils ne savent pas faire. C’est comme ça. Point.
Vous avez déjà entendu ça :
Dans la vie, il y a ceux qui ont la bosse des maths et ceux qui n’y comprendront jamais rien.

Ceux qui ont le sens des affaires et ceux qui ne l’ont pas. Ceux qui sont intelligents et ceux qui ne le sont pas. Ceux qui sont à l’aise en société et ceux qui ne le sont pas. Ceux qui peuvent apprendre à jouer du piano et ceux qui n’en seront jamais capables… et ainsi de suite.


La croyance qui est derrière cette vision du monde, c’est que nos capacités sont fixes et qu’il faut faire avec. C’est génétique, c’est la vie ou en tout cas c’est comme ça.

Par différence, les personnes qui sont dans un état d’esprit de croissance, agissent à partir de la croyance selon laquelle elles sont capables d’apprendre du nouveau et que si elles ne maitrisent pas un sujet, c’est simplement qu’elles ne le maitrisent pas pour l’instant.
Elles pensent que si elles s’en donnent la peine et se mettent au travail, elles y parviendront et ce qui est évident pour elles c’est que de toute façon elles vont progresser.

La première considère que ses capacités sont fixées une fois pour toutes.
La deuxième pense qu’elle est capable d’apprendre toute sa vie et donc de changer et d’évoluer.

La façon dont Carol Dweck a mis en évidence ces attitudes est simple :
Quand elle le fait en milieu scolaire, prenons les maths, elle donne aux élèves un problème difficile à résoudre. Assez difficile pour les sortir de leur zone de confort, mais pas trop quand-même. Ce qui veut dire que si ils s’accrochent, ils peuvent en venir à bout. Et elle observe la façon dont ils réagissent face à la situation.

À partir de là, elle a constaté que, face à un challenge, celui qui fonctionne en mode « fixé » va se centrer d’emblée sur la performance et le résultat à obtenir. La situation est vécue comme un enjeu personnel pour lui et il va enclencher automatiquement une attitude compétitive pour montrer aux autres – et se montrer à lui-même – qu’il est intelligent et mobiliser son énergie pour tenter de les dépasser.
Parfois ça marche. Parfois non.
Si vous vous êtes formé au coaching avec le team de l’Institut de Coaching International et moi-même, vous comprenez pourquoi : la personne se met sous pression et vous le savez, plus vous vous mettez la pression, moins vous êtes bon.
Ou, pour le dire par une formule : la pression d’enjeu tue le plaisir du jeu.

Le problème

Le revers de la médaille est que si l’enfant ne réussit pas dès les premiers essais, il aura du mal à rester motivé. Son niveau d’intérêt face à la situation va diminuer rapidement et il va vite conclure que s’il n’y arrive pas, c’est que ce n’est pas son truc. Ce n’est pas pour lui et il va laisser tomber.
Ce qui se passe souvent aussi dans ce mode de fonctionnement, c’est que l’élève va se dévaloriser (je suis nul, de toute façon je n’y arriverai jamais) ou dévaloriser les autres (s’ils ont de meilleurs résultats, c’est qu’ils ont triché ou que le prof est de leur côté, que la vie est injuste, etc.). Le plus  embêtant, c’est qu’il exportera probablement cette attitude par la suite dans d’autres situations de sa vie, dès lors qu’il sera confronté à des difficultés.

Le risque est là : mettre en place un système d’explications dans lequel l’enfant et plus tard l’adulte, auront tendance à rejeter la faute sur les autres ou se blâmer eux-mêmes (ou les deux) pour expliquer leur manque de résultats.
Plutôt qu’accepter l’inconfort provisoire et mobiliser son énergie pour progresser, la personne va mettre cette énergie dans la construction d’une histoire qui servira à justifier le fait qu’elle n’y arrive pas.
Ce qui nous mène à un sujet assez important pour l’explorer une autre fois, celui du Storytelling. Ces histoires que nous nous racontons jour après jour, pour donner du sens à ce que nous vivons.

Par différence, celui qui fonctionne en mode « croissance » va plutôt prendre les difficultés de départ comme un challenge pour s’impliquer davantage dans la tâche et en venir à bout. Il va se prendre au jeu. Plutôt que se centrer sur le résultat, il va se mobiliser sur la maîtrise des étapes qui conduisent au résultat.
C’est la grande différence. En fait, le truc est là.
Souvenez-vous de ce que je disais un peu plus haut : la pression d’enjeu tue le plaisir du jeu.

S’il n’atteint pas le résultat, il sera déçu lui aussi, mais cette déception n’entamera pas l’image qu’il a de lui-même.
Il se dira sans doute que s’il avait eu plus de temps, il aurait pu y arriver et que de toute façon il vient d’entraîner son intelligence, ce qui est toujours bon à prendre.

Pour synthétiser :

La bonne nouvelle, c’est qu’il est assez facile de sortir de là

Retournons à l’école avec l’exemple des mathématiques pour décrire une intervention de Carol Dweck.
2 groupes :
. Un groupe témoin, avec qui on fait comme d’habitude.
. Un autre groupe qui assiste a une présentation de 20 mn sur ces 2 états d’esprit, dans laquelle l’intervenant insiste sur le fait que lorsqu’une personne se centre sur un sujet pour apprendre quelque chose de nouveau, son cerveau fait de nouvelles connections et que, quand on apprend de plus en plus facilement, on réussit de mieux en mieux.

Le deuxième volet de l’intervention consiste à demander au professeur de citer régulièrement les noms de chaque élève qui progresse et de dire à ceux qui ont du mal avec le sujet, que cela leur est difficile pour l’instant.
Trois semaine plus tard, les résultats du groupes témoin restent les mêmes, ce qui n’est pas surprenant, alors que dans l’autre groupe la moyenne générale en maths a augmenté de 27 %.
Tout cela après une intervention brève mais stratégique, ciblée sur une croyance clé.

Je cite Carol Dweck :

“Lors d’une étude, nous avons appris aux étudiants en difficulté qu’à chaque fois qu’ils sortent de leur zone de confort pour apprendre quelque chose de nouveau et de difficile, les neurones dans leur cerveau forment de nouvelles connexions, de plus en plus fortes, et ils deviennent de plus en plus intelligents.

Les étudiants à qui nous n’avons pas parlé de cette notion d’état d’esprit tourné vers la croissance ont continué à voir baisser leurs notes […] alors que ceux qui ont appris cette notion ont vu leurs notes rebondir.
Et nous avons observé ce genre de progrès auprès de milliers et de milliers d’étudiants, et spécialement chez ceux qui avaient des difficultés.”

Le seul fait de prendre connaissance de cette notion est aidant. C’est un peu comme si vous portiez une paire de lunettes colorées depuis longtemps, à travers lesquelles vous perceviez le monde, sans le savoir. Bleues pour l’un, grises pour l’autre, roses pour le troisième. Toutes les couleurs sont au rendez-vous.
Prendre conscience d’une de nos principales croyances, c’est comme se mettre à regarder la paire de lunettes elle-même et plus seulement regarder le monde à travers celles-ci.
C’est regarder la paire de lunettes et se dire : « Ah, c’était donc ça. Je comprends mieux maintenant ». Quand cette prise de conscience est faite, même si vous remettez les lunettes de temps en temps, ce ne sera plus jamais pareil. « Ah tiens ! J’ai remis mes lunettes ».

Il existe aussi, pour qui voudrait aller plus loin, tout un ensemble de techniques, utilisées depuis longtemps dans le monde du Coaching et du développement personnel qui permettent de se débarrasser rapidement et facilement de nos croyances limitantes.

Cette prise de conscience du poids que peut avoir une seule croyance tant qu’elle n’est pas examinée permet aussi de comprendre pourquoi ceux qui étaient les meilleurs au départ, parce qu’ils avaient des facilités, ne sont pas forcément les meilleurs à l’arrivée, à l’école ou dans la vie en général.
On a tous en mémoire la fable du lièvre et de la tortue.

En fait, le paradoxe n’est qu’apparent, l’une des barrières à la réussite c’est le manque d’échec. Ne pas s’autoriser à échouer et mal le vivre quand ça arrive.
Pourtant, plus j’échoue, plus j’ai l’occasion d’apprendre et plus j’apprends, plus il me devient facile de réussir.
Pensez à la phrase de Nelson Mandela : « Je n’échoue jamais. Soit je réussis, sois j’apprends».

3 idées à retenir

1. Vous êtes capable d’apprendre et de vous améliorer de façon continue, jour après jour, mois après mois, années après années… toute votre vie.

2. Si devant une situation difficile, vous vous surprenez à activer cette ancienne croyance (je n’y arriverai jamais, ce n’est pas mon truc…) prenez une bonne respiration, centrez-vous tranquillement et dites-vous bien que ce n’est qu’une croyance. Elle n’a que le pouvoir que vous lui prêtez.
Décidez simplement de switcher en mode « croissance » tout comme vous pouvez changer de chaîne de télé. À partir de là, vous aurez des options.

3. Le plus important n’est pas de vous concentrer sur la réussite, mais sur les apprentissages qui conduisent à celle-ci (et la plupart du temps la réussite suivra dans la foulée).

Et en guise de conclusion provisoire :
Notre esprit est comme un parachute. Il fonctionne mieux quand il est ouvert.

Alain Cayrol

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Écrit par admin-cmg, le mardi 2 juin 2020